C’est encore l’hiver

Dans mon pays d’origine, les jonquilles ont déjà fleuri.

Dans mon pays d’enfance, la mer et le désert ont bercés mes nuits.

Dans mon pays d’adoption, l’hiver, le froid et la neige s’accrochent jusqu’en mai.

Je t’ai choisie et je t’aime, chère Gaspésie.

Noel

      Décembre

       Première neige

    Période de l’Avent

      Doux souvenirs d’enfance

Entre société distincte et société d’accueil, l’émergence d’une nouvelle identité québécoise

Dans le cadre de mes études universitaires, j’ai suivi un cours sur l’organisation de la pensée. Les objectifs du cours étant d' »acquérir et consolider des connaissances théoriques et surtout des savoir-faire pratiques relatifs à la démarche intellectuelle et à ses exigences logiques. » L’analyse et la synthèse de texte étant les principaux travaux que j’ai eu à effectuer.

Depuis quelques semaines, un débat fait rage au Québec : le projet de charte des valeurs québécoises, déposé par le gouvernement. Cela m’a fait penser à cette synthèse de textes, effectuée dans le cadre de mes études. Les textes portaient sur l’immigration, et j’ai eu envie de vous la partager :

L’impact de l’immigration est considérable au Québec. Et l’apport des multiples communautés culturelles à la société québécoise se constate chaque jour. Toutefois, régulièrement nous parlons de l’intégration des immigrants dans notre société. Alors comment concilier société distincte et société d’accueil ? Nous verrons dans un premier temps en quoi le Québec est une société distincte. Nous poursuivrons en montrant que le Québec est également une société d’accueil d’immigrants. Enfin, nous envisagerons l’émergence d’une nouvelle identité québécoise comme moyen de conciliation.

Irréductibles Gaulois francophones les Québécois ? Et bien oui, au sein du Canada, le Québec est un groupe minoritaire francophone qui défend ses intérêts. Au cours des années 1970, durant la Révolution tranquille, l’adoption de la Loi 101 marque un tournant historique dans l’affirmation de l’identité québécoise. Être Québécois se résume à parler français. Cette association de la culture à la langue française n’a pourtant pas permis ce rapprochement tant espéré entre les Québécois dits de souche et les nouveaux arrivants, bien que tous parlent le français. Et pourtant, malgré une forte volonté de s’afficher comme une société distincte au sein du Canada, le Québec n’en est pas moins une terre d’accueil.

C’est l’immigration qui a bâti la société québécoise d’aujourd’hui. Mais voilà l’immigrant d’hier et celui d’aujourd’hui ne semble pas partager la même culture, même s’ils partagent la même langue, le français. Au fil des ans, plusieurs politiques ont été mises en place afin de rapprocher le nouvel arrivant de la société d’accueil et réciproquement, le Québécois de l’immigrant. De l’assimilation, en passant par le métissage ou bien encore l’acculturation, l’intégration des immigrants n’est pas une réalité. Alors, pourquoi ne pas envisager l’émergence d’une nouvelle identité ?

En effet, il s’agit bien de concilier société distincte et société d’accueil. Dans le respect des différences, Québécois et nouvel arrivant se rapprochent suffisamment pour finalement tendre vers une nouvelle identité commune. On assiste ainsi à l’émergence d’une nouvelle identité québécoise pluraliste. C’est donc au niveau du rapprochement que doit se faire le travail ou plus précisément au niveau d’un traitement égalitaire. Le nouvel arrivant a besoin, tout comme le Québécois, d’un milieu de vie sécuritaire, d’avoir accès à des services essentiels, d’avoir un travail, un logement, un réseau d’amis.

Ainsi, comme nous venons de le voir, il semble possible de concilier société distincte et société d’accueil. La solution envisagée est l’émergence d’une nouvelle identité québécoise. Toutefois, pour y arriver, ne faut-il pas déjà envisager être tous sur le même pied d’égalité ? La prévention du racisme et de la violence ethnique, tout comme un partenariat avec les organismes des communautés culturelles semblent être une première étape vers cette nouvelle identité.