Noel

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Le Noël de Nicolas : un conte spécial de la Fondation David Suzuki

Je viens de lire ce magnifique conte de Noël de Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Je vous le partage, bonne lecture et très bon temps des fêtes, et n’oubliez pas « partage, vie, espoir ».

boule noel

Le petit Nicolas mettait beaucoup de temps à s’endormir ce soir-là. C’était le 24 décembre et sa mère travaillait jusqu’à 22 h dans un restaurant à quarante minutes de là. Nicolas était habitué. Sa mère travaillait cinq soirs semaine au Resto du Coin. Les vendredis et les samedis étaient les plus payants, si bien que les soupers en famille étaient rares le weekend. La voisine, Madame Licari, prenait soin de Nicolas et de son frère cadet. Nicolas était habitué à ces soirées où il s’endormait au son de la télé, au chaud dans ses couvertures, avec son petit frère qui respirait à ses côtés.

Nicolas pensait à sa mère qui rentrerait après qu’il se soit endormi. Ces derniers temps, elle lui avait paru plus fatiguée qu’à l’habitude. Entre les ménages qu’elle faisait en travaillant au noir et son travail de serveuse à temps partiel, elle n’avait que peu de temps pour elle et pour les enfants. Plus tôt dans la journée, elle était passée prendre leur panier de Noël. Elle était rentrée souriante et l’avait déposé sur la table de la cuisine. Ensemble, ils avaient déballé le tout dans un grand désordre joyeux et découvert ce qui serait leur festin de Noël. Nicolas était déçu : il n’y avait pas de biscuits dans le panier. Avant de partir, sa mère avait embrassé Nicolas et son petit frère en leur souhaitant de faire de beaux rêves. Nicolas avait pensé qu’il n’avait pas de cadeau pour elle.

Se retournant dans son lit, Nicolas eut une pensée pour son petit frère qui souffrait d’asthme depuis tout petit. Il pouvait entendre le bruissement de feuille de papier de sa respiration dans la chambre. En hiver, les moisissures qui apparaissaient au bas des murs dans sa chambre rendaient les crises d’asthme du petit plus fréquentes. Mais il faisait chaud, le petit dormait bien, et Nicolas se disait qu’il trouverait bien un moyen de faire disparaître ses moisissures qui rendaient son frère malade.

Nicolas était heureux. Il pensait à la journée qu’il passerait avec sa mère et son petit frère le lendemain. Il espérait seulement qu’il neige et qu’ils puissent aller tous les trois faire des anges dans la neige. Ce fut sa dernière pensée avant de s’endormir.

Cette année-là, le père Noël était de très mauvaise humeur. C’est qu’à la fin de l’été il avait vu fondre la banquise arctique. Au complet. Plus un seul glaçon au Pôle Nord pour y installer ses ateliers. Il n’avait pu se mettre au travail avec ses lutins qu’à la fin octobre, et à la mi-décembre il avait du se rendre à l’évidence qu’il ne pourrait pas procéder à sa distribution de surprises. Noël, pour ainsi dire, était tombé à l’eau.

Comble de malheur, le troupeau de rennes du Père Noël, qui recouvrait jadis toute la forêt boréale, s’était effondré pour ne plus compter que quelques milliers de bêtes desquelles le Père Noël tirait ses montures. Cette année, au moment de passer le troupeau en revue pour faire son choix, il avait vu des bêtes vieillissantes, amaigries, et peu de relève pour les nuitées de Noël à venir.

Alors Père Noël avait décidé de donner une bonne leçon aux adultes qui avaient fait fondre son royaume de neige et de glace et coupé les forêts qui étaient le refuge de ses rennes. Après tout il les connaissait : c’est lui qui, il y a une, deux, trois générations de cela, avait reçu leurs lettres à chaque Noël. C’est lui qui avait trié les enfants sages des polissons. Mais ce soir de Noël, sa décision était prise : tous les adultes étaient recalés. Et ils recevraient un cadeau très spécial.

Perché sur son traîneau au Pôle Nord, le Père Noël s’apprêtait à entreprendre sa tournée. La Lune brillait. Le temps était doux. Père Noël savourait déjà sa revanche. Au moment de s’élancer dans le ciel, il se rappela une lettre qu’il avait reçue récemment d’un petit garçon. Cette lettre avait bouleversé le Père Noël :

Cher Père Noël,

Je m’appelle Nicolas et j’ai huit ans. J’ai été très sage cette année. Pour Noël, j’aimerais passer plus de temps avec ma maman et lui offrir de grosses pantoufles en forme de Rudolf, le renne au nez rouge. Je voudrais aussi que mon petit frère guérisse de ses crises d’asthme. J’aimerais un traineau à trois skis pour aller glisser avec mes amis. Si tu le peux, j’aimerais qu’il neige à Noël.

Père Noël, je ne veux pas t’embêter, mais je me demande pourquoi les gens qui vivent de l’autre côté des voies ferrées ont de si belles maisons comme dans les films, mais pas nous? Pourquoi on tue les tigres, les éléphants et les rhinocéros? Est-ce que les licornes, ça existe? Pourquoi l’eau de la rivière est-elle si sale qu’on ne peut pas s’y baigner? Comment se fait-il que des enfants meurent parce qu’ils manquent d’eau ou de nourriture?

Père Noël j’ai peur. Maman me dit que nous détruisons notre planète. Je me demande pourquoi les adultes travaillent aussi fort pour détruire une si belle planète. J’aime Saturne, avec ses anneaux. J’aime aussi Jupiter avec son gros grain de beauté rouge. Mais je pense que la Terre est la plus belle, avec son eau bleue et son voile de nuages.

Père Noël, je t’écris parce que je pense que tu es le seul adulte à encore comprendre les enfants. Si les grandes personnes détruisent la planète, que restera-t-il pour moi et mon petit frère? Je crois que tu existes Père Noël. Mais je ne crois plus au monde des adultes. Ils ne savent plus ce qui est vrai et faux, ce qui est bien et mal, ce qui est important et ce qui est insignifiant. Elles courent partout, elles se font des querelles et des guerres. Je suis peut-être petit, mais il me semble qu’elles passent leurs temps à se rendre la vie impossible.

Père Noël, s’il te plait, si tu as cette lettre et que tu n’es pas trop occupé, envoie-moi un petit mot pour me rassurer.

Nicolas

P.-S. Pour le traîneau, j’aimerais celui qui est la page 38 du catalogue. Je préfère le rouge, mais le jaune serait très bien aussi.

Pas de doute, ce petit était très spécial et le Père Noël allait lui rendre visite. Après tout, lui aussi en avait gros sur le cœur à propose des adultes. Et il est une seule chose qu’il ne pouvait accepter, c’est qu’un enfant perde espoir. Les adultes pouvaient bien polluer l’eau, l’air et les forêts : mais il était hors de question qu’ils polluent l’imaginaire d’un petit garçon.

Le Père Noël était prêt. La nuit était claire et la Lune brillait. Il s’élança dans le ciel.

* * * * * * * * * * * * * * * * *

Sur le coup de minuit, Nicolas entendit du bruit dans la maison. Chic, se dit-il! Maman est rentrée! Il enfila ses pantoufles, s’avança au salon, et ne vit personne. Dans sa chambre, sa mère dormait déjà. Alors qu’il retournait à sa chambre, il remarqua une petite boîte avec un ruban brillant. Puis, accroché au manteau de la cheminée, trois boules de Noël : une verte, une dorée et une rouge.

Nicolas s’approcha à pas feutrés de la petite boîte. Il ne voulait pas que les craquements du plancher réveillent sa mère et qu’il se fasse prendre à fouiner dans les cadeaux de Noël. Déjà l’année dernière il avait fait tomber l’arbre de Noël en tentant de tirer les cadeaux qui étaient cachés derrière. Sa mère avait piqué une colère digne de Cléopâtre.

Il prit la boîte dans sa main : une clé était attachée au ruban.

– Ouvre-la, dit une voix dans le salon.

Nicolas se retourna dans une grande épouvante et vit une ombre assise sur le divan.

– Qui êtes-vous? Que faites-vous dans ma maison?, dit-il.

– Mais c’est toi qui m’as invité, Nicolas, répondit la voix.

– P…p… Père Noël? balbutia Nicolas.

– Oui, c’est bien moi.

Le Père Noël s’avança et la lumière des lampadaires révéla sa silhouette, son visage rond et sa grande barbe blanche.

– Déballe la boîte, Nicolas.

Nicolas déballa la boîte. Elle était noire avec au centre une petite fente lumineuse.

– Prends la clé qui est attachée au ruban et insère-la dans la boite.

Le petit s’exécuta, et alors qu’il tournait la clé, une lumière jaillit de la boîte et commença à projeter des images sur le mur du salon. Nicolas pouvait y voir des enfants de différentes époques, jouant avec des chevaux de bois, des voiturettes en métal, glissant en traîne sauvage, jouant au hockey sur des lacs gelés. Les images se succédaient à une vitesse folle et Nicolas peinait à déchiffrer ce qui se déployait devant ses yeux.

– Mais qui sont ces enfants?

– Ces enfants sont les adultes d’aujourd’hui, alors qu’ils étaient petits, il y a très longtemps.

– Mais pourquoi me montrez-vous ces images?

– Tu m’as écrit que tu ne crois plus au monde des adultes. Tu es bien sage, mon petit Nicolas, et je dois te dire que ce monde me déçoit beaucoup moi aussi. J’ai connu ces adultes alors qu’ils étaient tout petits et j’ai conservé des milliards d’images d’enfants sages et de polissons. Cette nuit tous les adultes du monde vont faire un rêve que j’ai choisi pour eux. Les images que tu vois sont des extraits de ces rêves. Chacun d’eux est constitué de souvenirs d’enfance, pour toucher leur cœur, pour révéler des valeurs enfouies profondément chez chacun d’eux. Je souhaite que ces rêves puissent leur faire comprendre comment ils se sont perdus en vieillissant.

– Je ne comprends pas, Père Noël, comment se sont-ils perdus?

– Regarde ces images, Nicolas : vois comment les adultes agissent comme de grands enfants mal élevés. Regarde ce petit qui fait une crise pour obtenir un jouet que ses parents lui refusent, il est incapable d’attendre et veut tout obtenir tout de suite. Est-il bien différent de ces dirigeants d’entreprises qui ne voient que l’urgence du prochain trimestre? Et celui-ci qui dépasse dans le rang à l’école? Te semble-t-il bien différent de ces gens qui se battent dans les bouchons de circulation pour gagner une ou deux places dans la file? Ici, un enfant vole les bonbons de son voisin. Là des enfants médisent ensemble sur un de ses camarades qui vit chaque jour l’exclusion. Plus loin des enfants intimident les plus faibles d’entre eux pour s’enrichir et régner sur la cour d’école. Celui-ci ment pour cacher ses vilains tours ou pour obtenir des faveurs. Celle-là triche en faisant ses travaux d’école. Regarde ces petites personnes : elles sont devenues grandes et continuent de mentir, tricher, frapper, et crier chaque jour. Elles ont reproduit la cour d’école à l’échelle de la planète, avec leurs intimidateurs, leurs victimes, leurs gagnants, leurs perdants et tous ces petits mensonges qui sont devenus des vérités à force d’être répétés.

– Oui, mais Père Noël, tous les adultes ne sont pas méchants.

– Certainement pas! Il ne s’agit pas d’être bon ou méchant. Il s’agit d’apprendre à vivre ensemble en puisant dans nos valeurs : le partage, la gentillesse, le respect, toutes ces valeurs que je récompense depuis toujours en apportant des cadeaux aux enfants sages. On dirait que les adultes les oublient en vieillissant et se construisent un monde dans lequel toutes les tricheries et tous les comportements sont permis. Mais ce qui m’attriste le plus est que peu de grandes personnes conservent la capacité de s’émerveiller devant la beauté du monde, de la vie sur Terre. Peu d’entre eux peuvent encore s’émouvoir comme des enfants, être généreux et vrais. On dirait qu’en vieillissant ils ont appris à filtrer leurs émotions, mais pas leurs mauvais comportements. Et ils ont bâti un monde froid et dur. Un monde du chacun pour soi, ou chaque personne se comporte comme si elle était une ile déserte, sans égard aux autres, à l’avenir ou à la nature. C’est pour cela que cette nuit ils feront un rêve qui les fera renouer avec ces valeurs, et qui leur montrera que le monde dans lequel ils vivent est un grand mensonge qu’ils ont contribué à créer chaque jour de leur vie. Demain, à leur réveil, ils subiront un grand choc.

– Mais pourquoi êtes-vous venu me montrer ces images?

– Nicolas, tu es encore un enfant et je ne peux accepter que tu perdes espoir. Je suis venu te porter un message tout spécial. Ce sera ton cadeau de Noël et il durera toute ta vie. Prends cette boule de Noël et regarde au travers.

Nicolas prit la boule dorée, la rapprocha de son visage et laissa pénétrer un filet de lumière. Il y vit apparaître le mot « partage ». Puis les lettres s’effacèrent peu à peu et Nicolas vit apparaître un groupe d’enfants dans un bidonville, puis les enfants dans les grandes maisons l’autre côté de la voie ferrée. Il vit ensuite sa mère compter ses pourboires sous la lumière des néons du restaurant, et offrir un dollar au sans-abri qu’elle croise chaque jour en finissant de travailler. Il vit ensuite un immense panier de Noël, puis son propre reflet dans la boule.

– Tu vois Nicolas, chaque fois que tu donnes, c’est aussi toi qui reçois, puisque nous vivons tous ensemble. Personne ne devrait rester dans le besoin dans un monde avec tant de richesses. Maintenant prends la deuxième boule et secoue-la.

Nicolas secoua la seconde boule et regarda à l’intérieur. Il vit se former le mot « vie », puis apparaître deux flocons de neige identiques. L’un avait un centre vert, l’autre rouge.

– Je ne comprends pas. Qu’est-ce que c’est?

– Regarde bien Nicolas : ce sont deux molécules. La verte est une molécule de chlorophylle qu’on retrouve chez tous les arbres. La rouge est une molécule d’hémoglobine, qui se retrouve dans notre sang. Elles sont identiques, sauf pour leur cœur qui leur donne une couleur différente. La première transforme le gaz carbonique en oxygène alors que la seconde fait exactement l’inverse. Quand l’arbre expire, nous inspirons. Quand à notre tour nous expirons, l’arbre inspire. Au plus profond des feuilles de l’arbre et de nos vaisseaux sanguins, nous faisons partie de la même chaîne du vivant. Nous ne pouvons vivre sans les arbres, les plantes et les 30 millions d’espèces de la biosphère. Ces espèces sont nos frères et nos sœurs, nous partageons tout avec elles. Tout ce que nous faisons à la nature, nous le faisons à nous-mêmes. Nous sommes le souffle des forêts, le cycle de l’eau, nous sommes la nature. Nicolas, la vie est sacrée. Aucune vie ne doit être sacrifiée inutilement.

Nicolas regarda encore la boule de Noël qui prit l’apparence de la Terre.

– Père Noël, j’ai peur de ne jamais pouvoir devenir grand. Crois-tu que nous allons détruire notre planète?

– Prends la dernière boule.

Nicolas prit la dernière boule et y vit apparaître le mot « imagine ». Il y vit apparaître un monde sans frontières, sans propriété, sans guerres et sans armes. Un monde où l’eau et l’air sont purs et la végétation florissante, où les océans et les forêts grouillent de vie. Il vit des gens en santé marcher dans des villes sans voitures. Il vit une cour d’école avec vingt enfants souriants faisant une ronde.

Il se retourna pour regarder le Père Noël.

– Nicolas, l’être humain est la seule espèce animale dotée de la capacité de prévoir l’avenir. Tu ne dois jamais perdre espoir en sa capacité d’imaginer un avenir meilleur et de le créer. Il te faut cultiver ton imagination et ton espoir comme la plus belle des fleurs.
Nicolas regarda la boule et vit apparaître le mot « espoir ». Il se retourna et le Père Noël était disparu.

* * * * * * * * * * * * * * * * *

Au petit matin, Nicolas se réveilla. Il se rappela le rêve de cette merveilleuse rencontre avec le Père Noël qu’il avait faite pendant la nuit. En regardant autour de lui, il vit que les moisissures étaient disparues. Son petit frère avait retrouvé sa maman dans son lit. Il se leva, regarda dehors et vit que la neige était arrivée. Il traversa en courant le salon le long corridor menant à la porte d’entrée, qu’il ouvrit.

Sur le paillasson, il trouva un traîneau rouge, une paire de pantoufles en forme de Rudolph, une boîte de biscuits et une bouteille de lait. En se penchant pour les ramasser, il remarqua une petite carte. Il la prit, la retourna et y lit : partage, vie, espoir.

Joyeux Noël à tous. À nous de rêver un monde meilleur.

Ce conte est dédié à la mémoire des 20 petites victimes de Newtown. Que leurs vingt petites étoiles illuminent notre ciel pour Noël et nous guident. »

Le plaisir du temps des fêtes

26 jours avant Noël, le décompte est commencé ! Et avec lui, la course : les achats, les réceptions, la famille, les enfants ! Les revues sont pleins de bons conseils : comment recevoir sans effort, organiser vos partys des fêtes, rester zen pendant le temps des fêtes, les fêtes sans chicane de famille, s’organiser pour l’achat des cadeaux. Et puis il y a la surconsommation, l’endettement, les cadeaux écolos, éthiques, équitables…et le plaisir du temps des fêtes dans tout ça ?

Parlons donc du plaisir du temps des fêtes, juste de plaisir !

Le plaisir du temps qui passe et du changement de saison. C’est le temps des premières neiges et des joies de l’hiver. Puis viens le temps de décorer tranquillement la maison, avec les enfants, un vrai plaisir familial. D’abord, quelques décorations à l’extérieur, avant les journées plus froides et puis à l’intérieur, au gré des fins de semaines !

Il y a aussi le plaisir de cuisiner, ces bons petits plats, traditionnels à chaque pays, région ou famille. À cette époque-ci de l’année, les gâteaux aux fruits sont déjà faits et il ne reste qu’à les arroser avec un peu de cognac (ou autre alcool de votre choix), avant de pouvoir les déguster ou de les offrir vers la fin décembre !

N’oublions pas le plaisir d’envoyer et de recevoir de belles cartes de bons voeux du temps des fêtes ! Oui, je sais c’est tellement plus écolo via internet. Personnellement, je conserve la tradition des cartes. Et puis c’est d’abord le plaisir de les choisir (non non pas de made in China chez Wallmart). De belles cartes reproduisant les magnifiques oeuvres des artistes de chez nous ! Mon coup de coeur cette année : Edith Jolicoeur de Carleton http://www.edithjolicoeur.com/page_1210880756996.html. Viens ensuite, le plaisir du choix des mots, et c’est avec gentillesse, humour ou plus solennellement que l’on souhaite un joyeux temps des fêtes à notre famille, nos amis, les personnes qui nous sont proches.

Et l’achat des cadeaux : un plaisir non négligeable ! J’aime magasiner, alors c’est une merveilleuse période de l’année pour moi ! Et je ne fais pas mes achats, au dernier moment vite, vite, tout au même endroit pour gagner du temps. Non, je prends tout mon temps et je commence au moins un mois avant Noël. Je choisis à qui je vais faire plaisir et quoi lui acheter ou lui faire comme cadeau. Quelques achats, chaque semaine, tranquilement, un pur bonheur ! Je me promène ainsi dans mes boutiques préférées ! Et puis, même si je crois encore au Père Noël, comme on n’est jamais aussi bien servi que par soit même, je ne m’oublie pas !

Finalement, le plaisir du temps des fêtes, ce n’est pas seulement le jour de Noël. C’est tous ces petits bonheurs quotidiens des préparatifs qui font la magie du temps des fêtes.

Dans mon prochain billet, je partage quelques recettes !

 

Le temps des fêtes !

23 novembre, nous entrons tranquillement dans la période des fêtes de fin d’année. C’est bientôt la période de l’avent qui commence. Avent, du latin adventus signifie venue, la naissance du Christ. Mais mon propos n’est pas religieux, d’ailleurs il existait déjà des célébrations païennes en novembre bien avant l’arrivée du christianisme. Loin de moi l’idée de départager ceux qui aiment de ceux qui n’apprécient pas. Personnellement, j’aime le temps des fêtes ! Moment privilégié de l’année où se mêlent nostalgie et espoir.

Souvenirs lointains d’une petite fille qui attendait avec existation l’arrivée du Père-Noël. C’est pourtant bien la Mère-Noël qui préparait tout ! C’était d’abord la liste de cadeaux désirés, la fameuse liste de Noël, à donner à maman, qui elle s’occuperait de l’envoyer au Père-Noël. On visitait les rayons de jouets des grands magasins, on regardait les vitrines décorées des marchands. La liste se préparait en découpant les images des objets tant désirés, dans les catalogues de vente à distance (bien, bien avant l’achat sur le net !). Et puis la gourmande que je suis n’oublie que c’était une période de réjouissance gastronomique ! Toutes sortes de mets arrivaient sur la table, des plats spéficiques à cette période de l’année (foie gras, saumon fumé, huitres, pâté maison, fruits à la pate d’amande, truffes au chocolat, biscuits alsaciens, buche aux marrons, et autres mets fins).

Surconsommation, gaspillage ? Non ! Magie du temps des fêtes ! On ne mangeait pas de tout toute l’année, on n’avait pas des cadeaux à longueur d’année, alors Noël c’était la magie une fois par an ! Et puis, il y avait cette notion de partage. Nous avions le privilège d’être à l’aise financièrement, ce qui n’était pas le cas des mes parents lorsqu’ils étaient jeunes. Alors l’accent était mis sur la valeur des choses. Ainsi, tout en faisant notre liste de Noël, il nous fallait trier tous nos jeux et jouets. Ceux que nous ne voulions plus étaient nettoyés, reconditionnés, si nécessaire, et donner à des organismes charitatifs pour les enfants moins chanceux que nous. On donnait pas juste ce que l’on aimait plus, on donnait ce qui n’était pas utilisé. Donner pour recevoir !

Petite famille de cinq (mes parents et trois enfants), Noël n’était pas le temps de grands rassemblements. Ce n’était pas tricoté serré chez nous, ni d’un bord, ni de l’autre ! C’est sans doute pour cela que nous avions à notre table, une mamie d’adoption, Marcelle. Seule, sans famille, elle partageait avec nous ces moments de magie !

Je vous laisse car mes déco de Noël m’appellent et on se retrouve pour la fameuse liste des cadeaux !