Mon cri du coeur pour l’Entre-Temps

Je vous partage le billet que je viens d’écrire sur le blogue de La Gigogne

Je m’adresse à vous qui êtes sensible à notre cause, à vous qui nous encouragez depuis le début de cette aventure, à vous qui voulez nous aider à lutter contre la violence conjugale dans notre MRC de la Matanie.

Nous avons pris le risque de construire l’Entre-Temps de La Gigogne, cette maison de 2ème étape, car nous savions que ce n’était plus un besoin mais une nécessité pour les femmes et les enfants victimes de violence conjugale de notre MRC. Et oui, nous l’avons fait sans avoir la certitude d’avoir un financement récurrent. C’est d’ailleurs de cette même façon que se sont construites les maisons d’hébergement, il y a maintenant environ 40 ans.

Cette année 11 femmes et 4 enfants ont bénéficié des précieux services qu’offre l’Entre-Temps de La Gigogne. Ces femmes et ces enfants n’ont pas eu à retourner dans leur milieu violent, faute de logements sécuritaires avec services. L’Entre-Temps était là pour les accueillir. Et cette année, pour la première fois depuis son ouverture, en décembre 2014, nous venons de refuser une femme, par manque de place.

Nous avons entrepris de très nombreuses démarches auprès des différents paliers de gouvernement et de fondations, dont certaines sont encore en cours, mais l’Entre-Temps de La Gigogne ne reçoit toujours pas de financement récurrent. Le fait est que nous survivons, très difficilement, grâce à la générosité de la population de la Matanie et de certains grands donateurs.

La fin d’année financière arrive très rapidement (fin mars) et pour nous c’est la course stressante au financement car il nous manque 12 000$ pour terminer notre année. Nous venons de recevoir une confirmation de don de 5 000$ d’une généreuse député. Il nous faut donc trouver 7 000$ d’ici fin mars pour financer les activités du milieu de vie.

Concrètement le milieu de vie cette année c’est 240 interventions informelles de la coordonnatrice auprès des résidentes, 36 accompagnements pour aider les résidentes qui n’ont pas de voiture ou qui sont à mobilité réduire. C’est l’organisation de 8 rencontres du comité des résidentes, de 5 activités thématiques et de 20 activités de loisirs et de socialisation. Sans oublier de voir au bon fonctionnement et à la sécurité de la bâtisse.

Nous espérons vivement que vous serez sensible à la situation financière précaire que nous vivons et que vous pourrez nous faire parvenir un don du montant qui vous conviendra.

Nous apprécierions grandement si vous pouviez sensibiliser les personnes de votre réseau qui pourraient adhérer à notre cause, et éventuellement, nous faire parvenir un don.

D’avance nous vous remercions grandement de tout le support que vous pourrez nous apporter.

Pour toute information, vous pouvez joindre Michèle Cody,
coordonnatrice de l’Entre-Temps au 418-562-1592

Vous pouvez faire vos dons par chèque, en ligne et même en argent

Don en ligne en toute sécurité avec CanaDon, cliquez ici

Chèque au nom de l’Entre-Temps – C.P. 274 – Matane (Québec) G4W 3N2

Argent  voir avec Michèle Cody au 418-562-1592

Dans tous les cas un reçu de charité vous sera émis du montant de votre don

8 mars : journée de lutte pour l’égalité !

Plus que jamais cette année nous avons de quoi souligner le 8 mars, et tout d’abord un petit rappel sur le 8 mars.

Non ce n’est pas la journée de la femme (c’est bien trop réducteur) et non on n’offre pas des fleurs (ce n’est pas une fête ou une 2e St-Valentin) ! Alors c’est quoi ? Et bien c’est une journée de lutte pour l’égalité des droits. Cela remonte à la fin du XIXe siècle où les ouvrières luttaient pour le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes. Oui, le 8 mars c’est la journée internationale des droits des femmes, ou journée internationale des femmes, mais de grâce oubliez cette journée de la femme ! C’est une journée pour dénoncer l’inégalité qui persiste entre les hommes et les femmes, encore en 2015.

Dépassé le 8 mars en 2015 au Québec ?

Hélas non ! La politique d’austérité du gouvernement libéral de monsieur Couillard touche majoritairement les femmes (coupure à l’aide sociale, coupure dans l’éducation, abolition des CRÉ et autres structures régionales où de nombreuses femmes travaillaient) et les organismes qui font la promotion de l’égalité (aux oubliettes Chapeau les filles, un programme qui a pour but d’intéresser les jeunes femmes aux sciences, à la formation professionnelle et technique ainsi qu’aux métiers non traditionnels), coupure de 50% du budget du Conseil du statut de la femme et fermeture des bureaux régionaux.

8 mars lutte

Et que dire des propos sexistes du ministre Poëti et du commentaire qu’en a fait le premier ministre Couillard ? Et bien oui des propos que l’on croirait sortis des livres d’histoire d’un autre siècle….irrespectueux et décourageant !

Alors oui, aujourd’hui comme hier, nous devons poursuivre la lutte pour l’égalité. Cette année le 8 mars est l’occasion de lancer la Marche Mondiale des Femmes, initiée par Françoise David (la marche du pain et des roses en 1995). Une lutte inclusive où les hommes sont les bienvenus, car une société plus équitable envers les femmes est une société plus juste pour tous.

 

 

 

 

 

Le 8 mars c’est tous les jours !

Galvaudé, décrié ou passé date, le féminisme est pourtant, pour moi, toujours d’actualité ! Je ne fais pas partie de ces pures et dures qui luttent férocement contre la société patriarcale dans laquelle nous vivons. Je ne fais pas non plus partie de celles qui voudraient que nous soyons tous des personnes sans genre.

Non, je suis une femme et fière d’être féministe ! Très jeune je me suis rendue compte que filles et garçons n’étaient pas traités de la même façon. Il faut dire qu’en terme de sexisme et de machisme je viens d’un pays, la France, qui est pas mal conservateur !

Il n’en reste pas moins qu’encore aujourd’hui, en 2014, au Québec, les plus pauvres de la société sont des femmes. Qu’a travail égal le salaire n’est pas égal et ce même chez les plus diplômés. Et vous vous en doutez ce ne sont pas les femmes qui ont les meilleurs salaires ! Majoritairement les emplois à temps partiel sont occupés par des femmes et ce n’est pas par choix. Et serez-vous étonnés d’apprendre que ce sont encore les femmes qui consacrent le plus de temps aux tâches ménagères, à l’éducation des enfants ou qui sont des aidantes « naturelles ». Et je ne parle pas du droit à l’avortement régulièrement remis en cause, ni de la violence faite aux femmes !

8-mars-2014

Pour ma part, il ne s’agit pas de lutter contre les hommes, bien au contraire. Il  s’agit plutôt d’égalité homme femme, et plus encore d’équité.

Le 8 mars, journée internationale des femmes, est l’occasion de se souvenir de nos acquis. Victoires des femmes qui ont lutté avant nous pour que nous soyons considérées comme des personnes (et non plus des mineures), que nous ayons le droit de vote ou  celui de signer un chèque !

Le 8 mars c’est tous les jours, l’occasion d’affirmer haut et fort que la lutte se poursuit, avec les hommes à nos côtés, pour une société plus égalitaire et plus équitable !

Trois femmes contre la peine de mort

Gazette des femmes – Par Danièle Bourque, 5 mars 2013

« La négation du droit à la vie : voilà ce qu’est la peine de mort, plaident Antonella Mega, Marina Nemat et Helen Prejean. Retour sur l’histoire et le combat de ces trois femmes remarquables radicalement opposées à cette sanction.

Dans cette lutte, je dois continuer d’avancer jour après jour. Le plus important, c’est de ne pas cesser de croire. D’avoir foi dans les êtres humains.Antonella Mega

Le droit le plus élémentaire, c’est le droit de vivre. Quand on nous retire ce droit, il n’y a plus de limites. Tout se dérègle. Il n’y a plus rien de sacré.  Marina Nemat

Nous allons d’une activité à l’autre sans nous arrêter pour nous rendre compte que la peine de mort, c’est la pire agression envers la dignité humaine. C’est user de violence en soutenant que c’est le seul moyen de nous protéger, alors que c’est faux!  Sœur Helen Prejean

J’ai un profond respect et une grande admiration pour le combat que mènent ces femmes. Pour lire l’article au complet http://www.gazettedesfemmes.ca/6675/trois-femmes-contre-la-peine-de-mort/